Notre ami le nanti.

Publié le par Laura Z

Dans la vie politique française, les mandats se suivent et ne se ressemblent pas.

Les lois sur l’immigration entérinées, le système de retraite démantelé et le service minimum devenu réalité, l’action du président semble atteindre des limites. Ces quelques points de « rupture » n’auront pas suffi à maintenir en extase un électorat galvanisé par une campagne pour le moins prometteuse.

Désormais, la vie privée du premier des français occupe autant –sinon plus- la place publique. On est sur ce point bien loin des promesses de campagne. Mais ce qui me semble plus surprenant encore, nous sommes loin des craintes suscitées. Les détracteurs du candidat Sarkozy craignaient les dérives fascistes, et combien n’ont pas brandi le spectre de l’avènement d’une dictature moderne et sournoise qui guettait, elle, en silence. La démocratie a encore de beau jour devant elle. Le peuple l’a voulu, il l’a eu. Il y a même plus de transparence et de franchise qu’on pourrait le souhaiter ! Et la radicalisation tant redoutée n’a pas eu lieu. Pour l’instant, la real politique devient une politique du ridicule. Le très sérieux et très inquiétant candidat s’est mué en un président people, décevant.

En voulant faire oublier une rencontre avec un Kadhafi prétendument trop peu recommandable pour notre grand pays ou l’incapacité de redresser un pouvoir d’achat déliquescent, le président de la rupture rompt même avec son électorat. Les sondages aussi font la grimace. L’étalage d’une vie privée qui se déroule dans l’opulence -et la luxure ? quand le peuple réclame l’obole est pour le moins maladroit, pour ne pas dire malhonnête.

Ces frasques amoureuses, ces vacances au soleil dans les plus beaux endroits du monde n’ont pas occulté l’insatisfaction politique qui continue à régner chez nous. Le candidat avait placé la barre très haut durant la campagne, promettant rigueur et fermeté. On n’oublie pas qu’ensemble tout est possible, mais quid si la rupture est consommée ? Et des ruptures il y en a eu, rupture avec la première première dame, Cécilia ; aujourd’hui décrochage de l’électorat, critique émanant de con propre camp… Et comment interpréter les silences explicites de Valéry Giscard d’Estaing, les petites phrases de Debré (dans l’émission « Le Grand Journal » par exemple) ou les conceptions politiques de Dominique de Villepin dont le regard, tout philosophique qu’il soit, n’en est pas moins, à mon sens, critique. Les plus fervents opposants pourraient bien être dans son propre camp mêmes s’ils restent dans l’implicite…et la rupture pourrait bien avoir lieu au sein de la droite aussi.

Le peuple réclame du pain monsieur le Président, le temps des jeux est révolu…

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Publié dans L'actu

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E
Ton pamphlet est formidable, je suis fière de toi. Tu es une vraie critique politique.<br /> Aqui pourrait-on l'envoyer ?<br /> mais, ce n'est que ta mère !!
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